Quand j'avais 14 ans, j'ai été en Angleterre, une semaine, avec ma classe de 4ème. Le grand classique du séjour linguistique, avec famille d'accueil dans son petit pavillon, télé allumée tout le temps, le type bedonnant, la bonne femme très serviable. Le jeudi soir, c'était l'apothéose, une boum. Le dj, à un moment, passe Sunday Bloody Sunday, de U2. Un copain me dit "tu danses trop les bras le long du corps, décoince-toi !". Les boums suivantes, je m'en sors en faisant des bonds au rythme sophistiqué de cette chanson.
A l'automne 2012, je me remets au violon, et je commence à rechercher des morceaux rock avec du vrai violon à l'intérieur. D'un coup, un après midi, sans effort, ressurgit ainsi Sunday Bloody Sunday. Je ne suis pas sûr de moi, je m'adresse à mon entourage, qui me répond "mais non, pas de violon dans cette chanson, ça m'étonnerait". Je réécoute la version studio chez moi : triomphe.
Pour raconter sur ce blog ma relation à ce tube, ce hit, ce manifeste, je cherche sur Internet des vidéos signant la présence du violon. Après une dizaine de versions live, je constate que U2 n'a apparemment jamais introduit cet instrument sur scène. Alors, je trouve une vidéo qui, à mon sens, remet les choses à leur place.
Bon visionnage.