Eu não quero ganhar
Eu quero chegar junto
Sem perder
Eu quero um a um
Com você
Je ne veux pas gagner
Je veux qu'on y arrive ensemble
Sans perdre
Je veux pas à pas
Avancer avec toi
Os Tribalistas est, pour moi, une énième découverte tropicaliste. Ce courant culturel brésilien qui a voulu faire avaler l'occident par son pays d'origine, et que j'évoquais à propos de Caetano Veloso. C'est aussi le plaisir d'une rencontre entre ces trois artistes habituellement solistes, et nous. Avec un de ces albums qu'on aime écouter comme si on voyageait, d'un bout à l'autre.
Tout en assumant l'héritage de leurs aînés, en voici encore qui parviennent à le dépasser et à inventer leur propre feijoada, ce plat luso-africano-indien.
Et en bons tropicalistes, il y a de l'érudition dans le propos. A écouter sans assez y prêter l'oreille, on risque de rester à la porte. Une porte banalement pop.
Mais surtout, pour moi, c'est la même médecine que Madeleine Peyroux ou Eric Bibb. Je suis très sensible aux effluves de sérénité qui s'en élèvent. Surtout, surtout, pendant Um A Um, pendant ses paroles de réconfort. Lues sans la musique, on sourit. Avec la musique, on comprend mieux, et on sourit différemment. A moi, c'est l'effet que cela me fait.